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L’Urgence Bleue : Pourquoi l’Afrique doit reprendre la mer (et comment nous allons le faire)
Imaginez un continent qui possède 30 000 km de côtes, qui abrite les plus grands fleuves du monde et dont 90 % des échanges commerciaux transitent par la mer. Imaginez maintenant que ce même continent ne contrôle que 3 % du trafic maritime qui le dessert.
Ce continent, c’est le nôtre. C’est l’Afrique.
Nous sommes un “continent-île”, un géant géographique, mais un nain logistique. Chaque fois que nous achetons du riz, des médicaments ou des matériaux de construction, nous payons une “taxe d’impuissance” à des armateurs étrangers. Chaque fois que nous exportons notre cacao, notre café ou nos minerais, nous laissons d’autres décider du prix du transport, rognant sur nos marges et nos richesses.
Comment en sommes-nous arrivés là? Et surtout, comment allons-nous inverser la vapeur?
Le Grand Braquage : comment nos flottes ont été éradiquées

Il est crucial de comprendre que cette situation n’est pas une fatalité. C’est le résultat d’une histoire économique brutale.
Juste après les indépendances, nos pères fondateurs avaient compris une chose essentielle : l’indépendance politique ne vaut rien sans l’indépendance logistique. Des pays comme la Côte d’Ivoire avec la SITRAM (Société Ivoirienne de Transport Maritime), le Ghana avec la Black Star Line, ou le Nigeria avec la NNSL, s’étaient dotés de flottes nationales puissantes. Dans les années 1970, nos navires, battant pavillons nationaux, sillonnaient les océans, protégés par des règles équitables comme le code 40-40-20 de la CNUCED, qui garantissait une part du marché aux pays en développement.
Puis est venu le choc. Dans les années 1980 et 1990, sous prétexte de la crise de la dette, les Institutions de Bretton Woods (FMI, Banque Mondiale) ont imposé à l’Afrique les fameux Programmes d’Ajustement Structurel (PAS). La sentence fut sans appel : “Privatisez, liquidez, l’État ne doit pas être armateur.”.
Le résultat ? Une éradication pure et simple. La SITRAM a été liquidée en 1995, mettant plus de 1000 marins et cadres ivoiriens au chômage. La Black Star Line a sombré. En quelques années, l’Afrique a disparu des radars maritimes, laissant le champ libre aux géants européens et asiatiques qui dictent aujourd’hui leur loi.
Le Coût de la dépendance : une hémorragie silencieuse
Aujourd’hui, les conséquences de cet abandon sont désastreuses pour nos économies :
👉 Inflation importée : nous subissons les hausses des taux de fret sans pouvoir négocier. Le coût de la vie augmente dans nos marchés parce que nous ne maîtrisons pas la chaîne logistique.
👉 Chômage massif : le secteur maritime est un gisement d’emplois (marins, officiers, logisticiens, ingénieurs) que nous offrons littéralement aux autres nations.
👉 Frein à la ZLECAf : la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine est une promesse magnifique, mais comment commercer entre Africains si pour envoyer un conteneur d’Abidjan à Luanda, il doit parfois transiter par l’Europe ?
La Révolte Positive : L’heure de l’action a sonné
Face à ce constat, l’indignation ne suffit plus. Il faut agir. Il faut ce que nous appelons une “Révolte Positive”. Il ne s’agit pas de pleurer sur le passé, mais de bâtir l’avenir avec agressivité et intelligence.
Les opportunités sont là, immenses :
✅ La ZLECAf crée un marché unique de 1,3 milliard de consommateurs qui a désespérément besoin de transport maritime régional et de cabotage.
☑️ L’Économie Bleue ne se limite pas aux navires : elle inclut la pêche, le tourisme, l’exploitation durable de nos fleuves et de nos lacs.
👉 C’est pour saisir ces opportunités qu’ANGAS (Association of New Generation of African Shipowners) est née.
ANGAS : Le Fer de lance de la Renaissance Maritime
Basée au Canada, une nation maritime de premier plan, mais fondée par des Africains pour l’Afrique, ANGAS est le pont entre l’expertise mondiale, les capitaux internationaux et le potentiel africain. Nous ne sommes pas un syndicat de plaintes, nous sommes un commando de solutions.
Notre mission tient en trois piliers stratégiques pour changer la donne :
1️⃣ Susciter une nouvelle génération d’armateurs : nous voulons voir émerger des “Tycoons” maritimes africains. ANGAS travaille à mobiliser les financements, lever les barrières bancaires et former des entrepreneurs capables d’acheter et d’opérer des navires modernes. Nous voulons passer de 3 % à une part significative du commerce mondial.
2️⃣ Dompter nos eaux : l’Afrique, ce n’est pas que l’océan. C’est le fleuve Congo, le Niger, le Nil, les grands lacs. ANGAS pousse les communautés africaines à exploiter tout ce potentiel pour le transport fluvial et lagunaire, créant ainsi des corridors de développement à l’intérieur des terres pour lutter contre la pauvreté.
3️⃣ Bâtir l’Économie Bleue : nous réalisons et soutenons des projets concrets : infrastructures portuaires, chantiers navals, pêche industrielle. Chaque projet doit concourir directement à la prospérité économique et sociale de nos pays.
Rejoignez le Mouvement
L’histoire maritime de l’Afrique ne s’est pas arrêtée en 1995 avec la liquidation de nos flottes nationales. Elle ne fait que recommencer, et cette fois, elle sera écrite par le secteur privé, par des entrepreneurs audacieux et par une jeunesse formée.
La mer est notre frontière, notre avenir et notre richesse. Ne la laissons plus aux autres.
Citoyens, entrepreneurs, décideurs : la marée monte. Embarquez avec nous.
Pour découvrir nos projets et rejoindre la nouvelle génération d’armateurs, visitez :
👉 www.angasinternational.org/adhesion
Ensemble, rendons à l’Afrique sa souveraineté sur les océans.